Mise
à Jour du
05/11/2004
La
fin d’année approche et le gouvernement a déjà planché sur
la politique globale à adopter pour l’année 2005 pour
relancer notre croissance.
En
effet, malgré des années (depuis 1990) de conjoncture mondiale
favorable, notre pays ainsi que l’Allemagne et l’Italie, n’a
pas su tirer son épingle du jeu et obtenir une croissance
supérieure à 2,5 %.
C’est peu et ne permet pas de relancer notre activité
économique : la consommation des ménages a légèrement augmenté
mais le moral des français est tout de même au plus bas.
Alors, que prévoit le gouvernement pour renouer avec la
croissance et relancer notre pays sur le chemin du
mieux-être ?
Plusieurs
axes majeurs sont, comme toujours, les bases de lois de
finances et ils se confirment encore cette année.
Premier objectif : Le
déficit
Premier
objectif indispensable : réduire notre déficit grâce à un
relèvement des recettes du à un environnement plus favorable.
Cela nous permettra de tenir les promesses faites aux autres
états européens.
Deuxième objectif : Les ménages
Le
gouvernement se tourne également vers les ménages et souhaite
que l’augmentation (mais si elle était faible cette année) de
leur consommation puisse se poursuivre et s’amplifier. Il vise
ainsi un soutien de la croissance et de l’emploi. Mi 2004
plusieurs choses ont été mises en place au niveau de la
famille :
- simplifications
du processus des donations entre parents et enfants pour
permettre aux ménages qui en ont le plus besoin, de profiter
de nouveaux fonds et donc de consommer ;
-
révision des
droits de succession pour une transmission facilité des biens
gagnés durant toute une vie de travail ;
- suppression
du délai de trois ans pour bénéficier d’une imposition commune
pour les personnes liées par un pacte civil de solidarité (PACS) ;
- baisse
du coût du crédit à la consommation doublée d’avantages
fiscaux pour encourager les ménages à « investir » ;
- parallèlement :
augmentation du Smic (5,8 % pour les personnes travaillant
encore 39 heures et de 4,2 % pour tout les salaires minimums).
Une nouvelle augmentation de 3,7 % est prévue en Juillet 2005,
mais également une disparition des Smic horaires pour arriver
à un seul Smic ;
- baisse
de 0,2 point des prix de la grande distribution par la
signature d’un accord avec les principaux acteurs de la grande
distribution.
Pour 2005, le gouvernement
souhaite poursuivre ces efforts de relance en favorisant les
mesures incitatives à la consommation car elles ont l’avantage
de ne pas enfoncer un peu plus les dépenses publiques.
Troisième objectif : Les
entreprises
Si les
ménages peuvent consommer plus, les entreprises y trouveront
également leur compte et auront plus envie d’investir afin de
coller aux attentes des consommateurs. Jusqu’à maintenant,
l’avenir étant incertain, les entreprises et les industries
n’osaient pas se lancer dans des investissements ou des
embauches. Or, pour relancer tout cela, le gouvernement a
facilité l’émergence de nouveaux projets en mettant en place
une exonération de taxe professionnelle et souhaite prolonger
son effet de six mois (jusqu’au 31 décembre 2005).
Quant à la
suppression de la surtaxe de 3 % de l’impôt sur les sociétés,
elle devrait être effective d’ici à deux ans comme s’y était
engagé le gouvernement, la situation économique le permettant
aujourd’hui. Cette politique devrait permettre de freiner les
délocalisations et inciter les entreprises à rester en France
grâce à un taux d’imposition proche de celui pratiqué dans les
autres états européens.
De même,
pour inciter les entreprises, dont l’activité pourrait être
délocalisée, à rester sur notre territoire, le gouvernement
souhaite mettre en place un crédit de taxe professionnelle
(jusqu’à 1 000 € par salarié) si elles sont implantées dans
des zones dont l’emploi industriel est menacé.
Egalement,
pour les entreprises ayant déjà délocalisé, un crédit d’impôt
est prévu pour les inciter à rapatrier leurs activités et
emplois dans notre pays, en plus d’avantages liés aux
investissements dans les secteurs à forte valeur ajoutée pour
y accroître l’embauche.
Enfin, le
gouvernement souhaite favoriser l’emploi des jeunes par des
incitations à l’apprentissage.
Quatrième objectif :
Les autres
secteurs de notre économie ne sont pas oubliés (sécurité
intérieure et aide au développement) et des aides
substantielles seront débloquées.
Par toutes ces mesures, le
gouvernement entend maintenir notre croissance à 2,5 %
minimum comme en 2004 et, par ces allègements fiscaux et ces
incitations à l’investissement, soutenir notre économie sans
peser sur les dépenses publiques qui ne feraient qu’aggraver
une situation déjà critique. Il souhaite valoriser le travail
et les richesses qu’il engendre.
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Rubrique animée par :
Didier Delmer - L'éditeur
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