Mise
à Jour du
17/01/2005
L’entreprise individuelle est la forme juridique la plus
utilisée actuellement. Elle représente environ 60% du parc
des entreprises. Elle est à conseiller lorsque les risques
de l’activité sont peu importants et les investissements
limités.
La
notion de capital n’existe pas. Le patrimoine de l’entreprise
est confondu avec celui du chef d’entreprise. L’engagement
financier est fonction des investissements et du besoin en
fonds de roulement prévisionnel (BFR)
L’entrepreneur est indéfiniment responsable des dettes
sociales sur l’ensemble de son patrimoine. La close du régime
matrimonial peut donc s’avérer important.
L’article 47 de la loi du 11 février 1994 relative à
l’initiative et à l’entreprise individuelle introduit
cependant un début de distinction entre le patrimoine affecté
à l’activité professionnelle et le patrimoine du chef
d’entreprise. La loi pour l’initiative économique du 1° août
2003 prévoit qu’un entrepreneur individuel peut protéger son
habitation principale.
L’entrepreneur dispose des pleins pouvoirs pour diriger son
entreprise et prend seul les décisions. Il n’a pas à rendre
compte de sa gestion ni à publier ses comptes annuels.
L’entreprise n’ayant pas de personnalité juridique distincte
de celle de son dirigeant, il n’y a pas de notion « d’abus de
bien social »
Pour
le Régime fiscal :
Au
niveau de l’entreprise, il n’y a aucune imposition.
Au
niveau de l’entrepreneur individuel, il est imposé sur le
revenu (IR) dans la catégorie des BIC (Commerçants /
artisans), BNC (Professions libérales), BA (Professions
agricoles). Un abattement est possible en cas d’adhésion à un
centre ou une association agrée.
Pour
le régime social :
L’entrepreneur individuel est soumis au régime des
non-salariés (cotisations minimales). Il y a la possibilité de
souscrire à des régimes complémentaires (assurance-décés,
invalidité, retraite complémentaire…)
Pour
la transmission :
En cas de Cession du fond
(commerçant/artisans) ou de la clientèle (professions
libérales).
-
droits de mutation à la charge de l’acheteur.
-
Plus-value à court terme réintégrée dans le revenu global.
-
Plus
value à long terme : exonérés sous certaines conditions.
Ses
principaux avantages :
-
simplicité de
constitution
-
simplicité de fonctionnement
Le chef d’entreprise est
libre de ses actions.
Ses
principaux inconvénients :
- Responsabilité
totale et indéfinie de l’Entrepreneur (possibilité de protéger
son habitation principale)
-
Système d’imposition (impôt sur le revenu) limitant les
capacités d’autofinancement de l’entreprise en développement.
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Rubrique animée par :
Didier Delmer - L'éditeur
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