Mise
à Jour du
16/03/2005
LES
PIEGES A EVITER EN FRANCHISE
La course aux droits d'entrée
Cela peut arriver. Le franchiseur, manquant de fonds
propres, recrute le maximum de franchisés sans la moindre
sélection et encaisse les chèques. Ce qui donne un réseau
disparate, incapable de fonctionner.
Evitez donc les signatures trop rapides et les réseaux qui
ne cherchent pas à vous tester. Ce même type de dérive se
rencontre dans certains cas de concepts vendus "clé en
mains" "sans droits d'entrée".
Rémunérés à la commission sur chaque "concept" "placé", les
commerciaux de l'enseigne ne choisissent pas toujours
l'emplacement avec soin et "plantent" parfois de nombreux
franchisés.
Le manque de suivi
La réussite d'un réseau est notamment liée à la capacité du
franchiseur à transmettre son savoir-faire aux franchisés.
Dans la pratique, cette transmission, bien que promise,
n'est pas toujours effective.
En particulier pour certains "vendeurs de matériel" que l'on
ne revoit plus après la signature du contrat.
Face à ce type de situation, vous préférerez les réseaux
annonçant clairement que leur prestation se limite à la
fourniture du matériel.
Ou ceux qui prouvent l'existence d'une véritable assistance
au réseau.
Défaillances du Franchisé
Le franchisé et le franchiseur sont avant tout des
entrepreneurs, et en tant que tels, ne sont pas à l'abri des
échecs.
Un des défauts classiques des franchisés "défaillants"
consiste à tout attendre du franchiseur. Appartenir à un
réseau ne dispense pas d'une gestion rigoureuse ni de
dynamisme commercial. Au contraire.
Le non-respect de la politique de l'enseigne est une autre
cause d'échec.
La force d'un réseau, c'est sa capacité à appliquer la même
stratégie commerciale. Si chaque affilié n'en fait qu'à sa
tête, l'avantage du groupe par rapport à l'indépendant
disparaît et le risque d'échec augmente.
Défaillances du Franchiseur
Ces défaillances ont, en gros, deux types de causes :
a) Le manque de fonds propres
Certains candidats franchiseurs pensent que leur enseigne
peut se développer avec le seul argent des premiers
franchisés.
Erreur. Pour réussir, il faut en effet que le développeur
dispose d'un capital de départ lui permettant de financer
son étude de faisabilité (plusieurs dizaines de milliers
d'euros), sa publicité, et plusieurs années de frais liés au
recrutement des franchisés, à la recherche des emplacements
et des financements, à la formation, y compris du personnel
des franchisés, à l'animation du réseau.
Certains experts estiment que ce n'est qu'après une douzaine
de franchisés et deux ou trois ans de fonctionnement que le
franchiseur peut gagner de l'argent à partir de son réseau.
b) l'encadrement insuffisant
Il ne suffit pas de posséder un réel savoir-faire pour créer
et maintenir un réseau. Encore faut-il savoir le transmettre
et le faire évoluer.
Le métier de franchiseur est distinct de celui de
distributeur.
Des structures adéquates doivent être mises en place. Sinon,
la politique de l'enseigne n'a aucune chance d'être
appliquée et les franchisés se retrouvent laissés à eux
mêmes, sans assistance, sans animation de réseau. Les
royalties ne sont plus à leurs yeux justifiées et le réseau
risque alors d'exploser.
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Rubrique animée par :
Didier Delmer - L'éditeur
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